Définition

Le cancer de l'ovaire est une maladie caractérisée par la prolifération anarchique de cellules anormales, dites malignes, à partir de l'ovaire, et qui vont y former une tumeur primaire. Ces cellules ont la capacité de se disperser pour former des tumeurs secondaires, appelées métastases, à d'autres endroits, particulièrement dans l'abdomen.

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 Fréquence dans la population
Le cancer le l'ovaire constitue 4% de tous les cancers chez la femme et se classe 5ième en terme de fréquence. Une femme sur 70 risque d'avoir un cancer de l'ovaire au cours de sa vie, alors qu'une femme sur 9 risque d'avoir un cancer du sein. On estime qu'environ 15 nouveaux cas de cancer de l'ovaire par 100 000 femmes sont diagnostiqués annuellement dans les pays industrialisés.

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http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/bc/updates/ovar_f.html

 Survie au cancer de l'ovaire
Le taux global de survie de femmes atteintes du cancer de l'ovaire est de 35 à 47% après 5 ans. Si le cancer est détecté alors qu'il est confiné à l'ovaire, la tumeur s'enlève facilement par chirurgie et 93% des patientes survivent au moins 5 ans. Toutefois, en raison du fait que ce cancer présente peu de symptômes aux stades précoces, seulement 24% des cas sont détectés alors que le cancer et confiné à l'ovaire. Pour cette raison, on appelle souvent ce cancer "la maladie sournoise" ou "le mal silencieux".

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  Symptômes
  • Douleur et/ou inconfort dans la région de l'abdomen (gaz, indigestion, pression, gonflement, ballonnement, crampes)
  • Nausées et vomissements, diarrhée, constipation ou besoin fréquent d'uriner
  • Sensation d'évacuation incomplète des selles ou selles minces
  • Bosse dans l'abdomen, dans le bassin ou dans l'aine
  • Douleur au dos
  • Difficulté à respirer, souffle court
  • Déséquilibre hormonal
  • Légère fièvre
  • Perte d'appétit
  • Perte ou gain de poids inexpliqué
  • Impression de plein même après un repas léger
  • Douleur pendant les relations sexuelles
  • Fatigue chronique
  • Saignement vaginal anormal

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  Facteurs de risque et prévention
La cause exacte du cancer de l'ovaire est inconnue. La plupart des cas sont sporadiques, ils apparaissent chez des femmes sans prédisposition. Toutefois, certaines études indiquent que les facteurs suivants peuvent augmenter ou diminuer le risque général de 1,4% de développer la maladie.

Nombre d'ovulations. Tous les facteurs qui conduisent à un plus grand nombre d'ovulations dans une vie augmentent le risque de développer un cancer de l'ovaire : infertilité, pas ou peu de grossesses ou première grossesse après la trentaine, pas ou peu d'allaitement, pas de prise d'anovulants (contraceptifs oraux), stimulation hormonale de l'ovulation, règles ayant débuté tôt et terminé tard, âge dépassant la cinquantaine.

Le risque diminue de 40% avec une grossesse menée à terme et de 67% pour 5 grossesses à terme. L'allaitement diminue le risque de 19% et plus la période d'allaitement se prolonge, plus le risque est faible. La prise de contraceptifs oraux diminue le risque de 34% et de 70% si l'usage dure 6 ans. Cet effet protecteur semble persister au moins 10 ans après l'arrêt de la contraception orale.

Historique personnelle et antécédents familiaux. Le fait d'avoir eu un cancer du sein, de l'endomètre ou du colon augmente le risque de développer un cancer de l'ovaire.

Le fait qu'un parent ait eu un cancer de l'ovaire, du sein, de l'endomètre, de la prostate ou du colon augmente aussi ce risque. La probabilité générale de 1,4% d'avoir un diagnostic de cancer passe à 7% si une proche parente a le cancer de l'ovaire (une mère, une soeur ou une fille) et à 50% si deux proches parentes sont atteintes. Dans ce cas le cancer pourra même se manifester avant la cinquantaine.

La présence de mutations dans les gènes suppresseurs du cancer BRCA-1 et BRCA-2, peut augmenter le risque jusqu'à 40%. Toutefois, les cancers d'origine héréditaire sont peu fréquents et constituent seulement 3 à 5% des cancers de l'ovaire.

L'ovariectomie est parfois recommandée aux femmes ayant des antécédents familiaux de cancer de l'ovaire.

Ligature des trompes. Cette intervention chirurgicale diminue de 41% le risque de développer le cancer de l'ovaire.

Nutrition. Pour chaque 10 g de graisses animales consommées par jour (environ 1 cuillère à table), on augmenterait de 20% le risque de développer un cancer de l'ovaire. En contrepartie, pour chaque 10 g de fibres de source végétale consommées par jour, on diminuerait le risque de 37%.

Talc. L'utilisation de certaines poudres de talc dans les parties génitales a une légère incidence sur l'apparition du cancer de l'ovaire. De plus certains types de condoms enduits de talc sont à proscrire. Il est recommandé de rechercher des poudres à base de fécule de maïs pour remplacer le talc.

Héritage nord-américain, Nord-européen et/ou population Juive Ashkénaze. Augmente le risque.

Vivre dans un pays industrialisé. Augmente le risque.

Contamination industrielle à l'asbeste. Augmente le risque.

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Progression de la maladie
  1. L'ovaire
    L'ovaire fait partie des organes génitaux internes de la femme. C'est une glande de la forme et de la taille d'une amande, un ovale de 3 cm par 3 cm. On trouve un ovaire de chaque côté de l'utérus, sous l'ouverture des trompes de Fallope. Chaque ovaire contient plus de 100 000 ovules à la naissance d'une fille, chacun dans un sac individuel appelé follicule. Environ 400 ovules atteindront la maturité au cours de la vie d'une femme, un à chaque cycle menstruel, au moment de l'ovulation. La fécondation de l'ovule par le spermatozoïde pendant la relation sexuelle entraine la grossesse. A chaque ovulation, un follicule se brise pour libérer un ovule et doit ensuite être réparé. Ce processus de dommage et de réparation mensuel peut être une des causes du cancer de l'ovaire.

    Le rôle de l'ovaire est aussi de sécréter l'oestrogène et la progestérone, les hormones sexuelles de la femme, essentielles au développement des caractères sexuels féminins secondaires (seins, forme corporelle, pilosité, etc.) ainsi qu'à la régulation du cycle menstruel et de la grossesse.

 
  1. Types de cancers associés à l'ovaire
    Trois types de cancers peuvent se développer dans l'ovaire à partir des cellules suivantes : les cellules épithéliales situées à la surface, les ovules et les cellules structurales (stromales). Les cancers des cellules épithéliales sont les plus fréquents et les plus mortels. Le cancer de l'ovaire est un cancer de ce type.

    Il faut noter que 80% des tumeurs de l'ovaire sont bénignes (i.e. que les cellules anormales ne se propagent pas à d'autres tissus) ce qui signifie que la présence d'une tumeur à l'ovaire n'implique un cancer que dans 20% des cas.

 
  1. Stades de la maladie

Les cliniciens attribuent un stade au cancer selon son degré de confinement à l'ovaire ou selon son étendue dans l'organisme.

Stade I. Le cancer est limité à un ovaire ou aux ovaires.

Stade II. Le cancer a commencé à s'étendre à l'utérus ou aux trompes de Fallope.

Stade III. Le cancer s'est répandu à l'extérieur du bassin et forme des foyers de croissance secondaire dans la cavité abdominale, à la surface des organes.

Stade IV. Des métastases se sont formées à l'extérieur de la cavité abdominale, par exemple en traversant le diaphragme, pour se développer dans le liquide pleural.

 
  1. Grades de la maladie

Le cancer est aussi classé en terme de comportement des cellules cancéreuses (rapidité de la croissance et capacité de se propager) :

Grade 1. Les cellules ont moins tendance à se propager.

Grade 2. Les cellules peuvent se détacher de la tumeur et s'étendre au bassin et à l'abdomen.

Grade 3. Les cellules sont agressives et ont tendance à se propager rapidement.

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  Principaux tests de dépistage et diagnostic
La palpation des ovaires. Cette procédure consiste à insérer les doigts d'une main dans le vagin et de palper les ovaires à l'aide des doigts de l'autre main située sur la surface de l'abdomen.

L'examen rectovaginal bimanuel. La procédure consiste à introduire les doigts dans le rectum et le vagin simultanément en vue de détecter une enflure anormale ou une douleur dans la région avoisinant les ovaires.

L'échographie transvaginale. L'échographie transvaginale est une échographie dérivée à partir d'ultrasons provenant d'un appareil placé dans le vagin. L'image produite à partir de l'écho d'un tissu sain est différente de celle produite par un tissu malade.

L'échographie Doppler couleur. Cette technique mesure le débit sanguin et le reproduit en images informatiques avec des variations de couleur. Le débit sanguin diffère selon qu'il traverse du tissu sain ou du tissu malade.

Le CA-125. La glycoprotéine CA-125 est souvent libérée en plus grande quantité par les cellules de tumeurs malignes. Elle se retrouve dans le sang où son niveau peut être mesuré.

BRCA-1. Le dépistage génétique pour des mutations dans ce gène suppresseur du cancer permet d'établir le risque de développer ce cancer à long terme.

La radiographie. L'émission de rayons X à travers le corps produit une image bidimensionnelle des structures internes du corps mettant en évidence les anomalies.

La tomographie assistée par ordinateur (TACO). L'émission de rayons X suivant un arc de cercle, produit une image transversale très détaillée d'une section du corps.

La laparoscopie. La laparoscopie consiste à introduire un tube optique muni d'un système d'éclairage à l'intérieur de l'abdomen par une petite incision pratiquée au niveau du nombril. Il est alors possible de prendre un échantillon, de faire une chirurgie ou de visualiser les organes à partir d'un écran branché sur le tube.

La biopsie. La biopsie consiste à prélever un échantillon de tissu en vue de l'étudier en laboratoire. Cette intervention nécessite une chirurgie pour prélever du tissu.

L'analyse des fluides abdominaux. Un échantillon de fluides abdominaux prélevé au moment d'une biopsie peut renseigner sur la nature des cellules qui y circulent.

La laparotomie. Cette procédure chirurgicale majeure consiste à pratiquer une incision de la paroi abdominale et permet d'évaluer visuellement les différentes régions de l'abdomen afin d'établir le stade de la maladie (incluant les ganglions lymphatiques, la surface du diaphragme, le péritoine, etc.) en plus de retirer du tissu malsain.

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 Traitements
 
  1. Thérapies conventionnelles
La chirurgie. Ce traitement est essentiel pour diminuer la masse tumorale et ainsi augmenter l'efficacité des autres traitements. Le chirurgien doit, au moment de la laparotomie, enlever le maximum de tissu tumoral avec du tissu sain environnant pour s'assurer qu'il ne reste aucun tissu malsain. Il doit aussi éviter de briser ou faire éclater la tumeur ou les tumeurs afin d'éviter de répandre des cellules malignes. En effet, une seule cellule maligne échappée dans l'abdomen peut entraîner la réapparition du cancer. Pour cette raison, d'autres traitements doivent s'ajouter à la chirurgie même si une seule tumeur est visible.

La douleur, la sensibilité à l'endroit de la coupure, la difficulté à vider la vessie et les intestins sont des effets secondaires de courte durée de la chirurgie. L'ablation des ovaires a pour effet de déclencher la ménopause (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, arrêt des règles, etc.) et de rendre la femme infertile.

La chimiothérapie. La chimiothérapie est un traitement basé sur l'utilisation d'un produit chimique qui est toxique pour les cellules cancéreuses. Son mode d'action consiste à bloquer la division ou le fonctionnement des cellules malignes et ainsi entraîner leur mort.

Les dérivés chimiques du platine, soient le carboplatine et le cisplatine, ainsi que le taxol (paclitaxel) et le topotécan sont des agents très efficaces dans le traitement du cancer de l'ovaire.

La chimiothérapie est administrée sous forme de comprimés ou par injection. Les nausées, les vomissements, la diarrhée, la fatigue, l'anémie, la sensibilité aux infections, le saignement facile, la perte de la sensation ou le picotement dans les mains et les pieds, le mal de tête, la coloration de la peau et des ongles, l'inflammation de la muqueuse buccale, les problèmes de rein, la perte d'ouïe, la perte de cheveux et la perte d'appétit sont les principaux malaises associés à cette approche.

La radiothérapie. La radiothérapie consiste à utiliser des rayons X de haute intensité pour détruire les cellules cancéreuses. Ces rayons endommagent l'ADN, molécule qui est plus difficilement réparée par les cellules cancéreuses que par les cellules normales. La radiation peut atteindre des endroits inaccessibles par la chirurgie sans causer des dommages majeurs aux organes car les rayons peuvent être focalisés par un appareil sophistiqué.

La radiothérapie est peu fréquemment utilisée pour le traitement du cancer de l'ovaire. Elle peut causer de la fatigue, la perte d'appétit, des nausées, des vomissements, de l'inconfort urinaire, la diarrhée, des changements de coloration à la surface de l'abdomen, des douleurs abdominales et le blocage intestinal.

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  1. Principales approches expérimentales
L'immunothérapie. Les vaccins visent à augmenter l'efficacité du système immunitaire de la patiente en augmentant le nombre de lymphocytes ou la quantité d'anticorps dirigés contre une tumeur. Les vaccins peuvent aussi tenter de rendre les cellules cancéreuses reconnaissables plus efficacement par le système immunitaire de la patiente.

L'anti-angiogenèse. L'anti-angiogenèse tente de bloquer la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans la tumeur pour empêcher les cellules de la tumeur de se nourrir. La tumeur régresse faute d'avoir les nutriments nécessaires à sa croissance.

La sénescence ou apoptose. Les molécules qui agissent sur le vieillissement des cellules pourraient être efficaces pour le traitement de cancers. Ces molécules signalent aux cellules qu'un élément interne nécessaire à leur fonctionnement est défectif. Cet événement déclenche la mort de la cellule par un mécanisme qu'on appelle l'apoptose et qui est semblable à celui qui entraîne la chute des feuilles à l'automne.

La thérapie génique. La thérapie génique est une approche thérapeutique qui consiste à utiliser de l'ADN comme médicament. Le gène en question peut être intégré dans les lymphocytes de la patiente, dans les cellules cancéreuses ou dans d'autres cellules accessoires qui seront utilisées pour le traitement.

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http://www.fnclcc.fr/indexcancer.htm

  Sites Web et références

BC Cancer Agency. Canada. http://www.bccancer.bc.ca/cid/12.shtml#382

Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC). France. http://www.fnclcc.fr/indexcancer.htm

Guide du cancer de l'ovaire et de son traitement. Ovarian Cancer Alliance Canada (OCAC).http://www.ocac.ca

La femme et le cancer de l'ovaire. Current Oncology. Volume 5, supplément 2, novembre 1998.http://www.multi-med.com/oncology

Le cancer de l'ovaire au Canada - octobre 1999 - Actualités sur le cancer. Santé Canada. http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/bc/updates/ovar_f.html

Microsoft Encarta Encyclopedia 2000. Microsoft Corporation, 1999. http://www.encarta.msn.com

National Cancer Institute. É.-U. http://www.cancernet.nci.nih.gov/wyntk_pubs/ovarian.htm#2

Ovarian Cancer Facts. National Ovarian Cancer Association (NOCA). Canada. http://www.ovariancanada.org

Ovarian Cancer Research Notebook. Fait par la National Ovarian Cancer Association (NOCA). Canada. http://www.slip.net/~mcdavis/ovarian.html

Petit Larousse de la médecine, 2ième édition, Librairie Larousse, 1988, p. 158. http://larousse.compuserve.com

What Every Woman Should Know About Ovarian Cancer. National Ovarian Cancer Coalition (NOCC). É.-U. http://www.ovarian.org


Auteure : Liz Wirtanen, Ph.D.


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